Pourquoi je ne viendrai pas travailler en Guinée : autopsie d’un retour mitigé

Crédit Photo : cybrarian77. CC, Flickr.com
Crédit Photo : cybrarian77. CC, Flickr.com

Beaucoup de jeunes ont une vision romancée de leur retour au pays. Inconsciemment après être longtemps resté en occident, on s’attend à être imbriqué dans un système professionnel à peu près similaire à celui qu’on a connu à l’étranger. Cela se fait de manière tout à fait non calculée, on sait qu’à notre retour beaucoup de choses seront différentes. On a une vague idée du fait que les mentalités ne sont pas les mêmes mais il y a un paramètre majeur qu’on omet : le facteur soi, et le fait qu’on aie nous même changé.

Lorsqu’on revient, la première chose qu’on se surprend à découvrir c’est qu’on n’est plus le même et qu’on n’est plus du tout à même d’accepter certaines choses.  Travailler  en Guinée est très difficile, et je loue les personnes qui y parviennent lorsqu’elles ont connu autre chose. Je m’y suis essayée à plusieurs reprises avec de courtes expériences ici et là au cours de mes études avant d’en venir au constat que je n’y arriverai pas de manière permanente à la fin de celles-ci, l’année prochaine. Pas maintenant en tout cas. Peut-être dans un futur (pas si proche que ça) ?

Me concernant c’est on ne peut plus révélateur, parce que j’ai toujours été de ceux animés par l’idée très répandue qui veut qu’on aille se former ailleurs pour revenir réinjecter nos compétences dans un pays où tout reste encore à faire.

Mais bien trop souvent, on oublie que les blocages qu’on rencontre sont plus humains que techniques. Plus comportementaux qu’un problème de confort ou encore de salaire. Plusieurs jeunes gens ont accepté de tout quitter pour revenir travailler en Afrique : meilleurs salaires, meilleures conditions de vie et de travail, et à terme épuisés ont fini par abandonner pour rentrer à l’étranger, un étranger qui leur est devenu plus familier que leur propre pays.

 Lorsqu’on arrive, boosté à bloc, motivé, novateur et plein d’idées, on est tout de suite embarqué dans un désagréable rapport de force d’abord avec les patrons africains – des patriarches qu’il ne faut pas contredire (je caricature) – puis avec des collaborateurs très souvent diasporaphobes. Ne parlons pas des commerçants, vos propres compatriotes qui veulent vous arnaquer à votre accent.

Loin d’être stimulant de la bonne manière, on se retrouve parfois dans des situations malsaines qui flirtent avec l’ethnocentrisme selon votre nom de famille ou des pratiques occultes. Il arrive que l’on vous veuille du mal seulement parce que vous voulez positivement faire bouger les lignes dans des structures où travailler n’a plus la même connotation que pour le reste du monde. Ce n’est plus fournir de l’effort pour un but précis, mais seulement être présent de 9h à 16h et faire mine de. L’environnement est plutôt hostile dans la majeure partie des cas même si je n’irai pas jusqu’à généraliser et l’étendre à tout le pays. Il y a sans aucun doute si l’on cherche bien, des exceptions qui confirment la règle.

La structure hiérarchique professionnelle guinéenne est restée très pyramidale avec un chef au sommet et le reste qui ne sont que des exécutants, très souvent dévalorisés. On est alors en présence d’un conflit idéologique et organisationnel avec les nouvelles générations qui elles, ont plus été éduquées dans un esprit d’entreprise start-up et participatif. Elles ont du mal à exécuter sans poser de questions, sans proposer de nouvelles alternatives, et lorsqu’elles sont lésées, elles n’hésitent pas à le faire savoir par les moyens prévus à cet effet, quand bien même ceux-ci se perdent en procédures infinies et n’ont au final pas d’ impact.  Certains patrons y voient de la résistance qu’il faut mater, assouplir, faire fondre dans le paysage d’où le mal-être accumulé au fil des mois.

J’étais tentée de croire avant, que cela se vivait plus dans les structures publiques que privées, plus dans les organismes nationaux qu’internationaux.

Hélas non, même si c’est plus atténué et plus camouflé chez les seconds, tout ça est bel et bien réel et côtoie quotidiennement un semblant d’ordre.

Il faut lutter pour TOUT, pour avoir une mission effectuée à temps par son équipe, pour être livré à date, et j’en passe. Rien n’est fait de manière naturelle et comme il se doit. Combien de fois j’ai été choquée de constater au cours de ces brèves expériences, que des personnes payées pour ce qu’elles devaient faire, estimaient qu’accomplir une tâche en temps et en heure étaient un privilège et non un devoir, que des prestataires prenaient leurs aises avec des délais, etc. Ce sont des choses et un laxisme auxquels je ne pourrai personnellement jamais m’habituer. Je ne sais pas y faire avec « l’administration à la guinéenne » parce que je suis quelqu’un de très exigeant –un défaut sous nos cieux- , c’est peut-être pour cela qu’on me traite de « foté » (blanche en dialecte sousou) lorsque j’arrive et que j’essaie de régenter les choses. Combien de fois ai-je entendu, ton ironique : « Que tu le veuilles ou non, tu iras au rythme des gens d’ici, c’est à toi de t’adapter à la Guinée ».  C’est dire à quel point, on nage en plein délire.

Pendant que les sociétés sont de plus en plus capitalistes, que le temps est de plus en plus cher, qu’on exige des employés plus de productivité, que des milliers de personnes sont au chômage et qu’elles tueraient pour vous remplacer, que les NTIC ont pris le pouvoir, la Guinée et les Guinéens veulent que ce soit le monde qui s’adapte à leur rythme. J’ai vraiment eu tout le mal du monde à l’intégrer et pourtant il a bien fallu. Cela prendra le temps qu’il faudra, mais vous vous adapterez ou vous vous en irez. Le système lui ne changera pas à votre grand dam.

Et c’est à ce stade précis, lorsqu’on est abattu d’avoir lutté pour faire avancer les choses et qu’on peut toucher du doigt notre échec qu’on envisage de plier bagage et de faire demi-tour. Pour ma part, j’ai eu « l’opportunité » de m’en rendre compte avant d’abandonner un poste à l’étranger pour rentrer, la tête pleine de rêves comme cela est courant.

Mais combien de jeunes repats ont ressenti cet abattement, cet état de découragement extrême? Que peut-on donner à un pays qui vous rend tout ce que vous lui offrez ? Que peut-on pour des gens et des structures qui ne veulent pas changer pour l’instant ? Quand les choses ne sont pas arrivées à maturité pour générer un déclic ? Rien j’ai envie de dire.

Loin de moi cependant l’idée de tomber dans le cliché de la diaspora qui vient « sauver » la Guinée.

Dans ces conditions, n’est-ce pas plus sage de revenir dans un pays où l’on a au moins la sécurité sociale, où le salaire minimum n’est pas une utopie, où nos droits sont respectés en tant que travailleurs et que l’on peut attaquer une structure en justice, aller chez les prud’hommes, en un mot où des possibilités de riposte s’offrent à nous ? Cela peut paraître défaitiste, égoïste mais lorsqu’on a de tout son cœur essayé « de revenir » et que notre pays et ses gens nous « rejettent » , c’est la seule voie qui se dessine malheureusement.

Certes la tendance est au retour depuis un certain temps mais c’est étrange, plusieurs guinéens – et pour être tout à fait franche c’est aussi mon cas – se voient travailler dans des villes comme Abidjan, Dakar, mais pas Conakry ou pas dans l’immédiat.

Pourquoi  au juste? L’Etat guinéen devrait sérieusement  envisager cette question. On sait qu’on y vivra les mêmes difficultés sinon pire (car on n’est pas chez nous) mais on préfère les vivre ailleurs. Car qu’on le veuille ou non de l’extérieur, ces pays renvoient une vision plus moderne et un certain sérieux quand vient l’heure du travail. Vous l’aurez remarqué, je suis dans le champ lexical du verbe paraître, donner l’illusion.  Cela signifie qu’on peut se tromper une fois confronté à la dure loi de la réalité mais au moins l’image est là. Une  image qui attire des milliers de jeunes, origines diverses, dans ces grandes villes devenues cosmopolites, en pleine ébullition intellectuelle et technique.

Pourquoi est-ce plus difficile pour Conakry ? Qu’est-ce que le gouvernement fait de travers ou ne fait pas du tout pour réussir les retours ?

On pourrait bien entendu dresser une intarissable liste de réponses.

Des hôtels de haut standing poussent ici et là, des cinémas sont inaugurés, etc. à la bonne heure… Tout cet attirail donne vraiment envie de venir en vacances mais Q.U.A.N.D les choses bougeront-elles pour donner envie de venir travailler mais surtout de rester? Telle est la question à un million de dollars (ou de francs guinéens).


Cet article a suscité beaucoup d’intérêt, une suite a été rédigée à cet endroit.

31 Comments
  1. Very interesting and poignant article. It is, in fact, the dilemma we the diaspora faces. With that said, it is possible to « Travailler pour soi meme » instead? Thereby creating the work environment and conditions we wish to see.

  2. Très bel article !

    Ceci étant, ne pensez vous pas que l’heure est plutôt à la participation dans la prise de conscience massive des guineens afin de déclencher cet élan de changement?

  3. Et pourtant il faudra bien que les jeunes générations parties se former à l’extérieur reviennent au pays pour le faire bouger ! Car sinon le système se reproduira encore longtemps (évoluera tout doucement…), système hérité d’un passé déjà ancien mais encore si présent… Je sais tous les blocages et toutes les difficultés de ce genre de démarche, mais….

  4. Salut ma Soeur !

    Ce article traduit naturellement la réalité de notre pays où les conditions demeures précaires à l’épanouissement intellectuel . Cependant, l’ardeur de reussir doit proceder d’ un entichement , ce desir de vouloir atteindre ses buts en depit des obstacles qui se dressent sur notre chemin , c’est ainsi qu’on saurait évaluer nos propres capacités. Il serait donc mieux d’acquerir peut être de l’experience professionnelle à l’exterieur comme vous êtes jeune , le temps de construire un CV riche qui servirait de tremplin dans l’obtention d’une position d’autorité laquelle vous permettrait de susciter un changement . Enfin , je ne suis pas partisan du pessimisme et de l’abandon prématuré, la Guinée est notre pays en construction , ainsi il est imperieux d’y apporter notre Pierre à l’édifice.

  5. J’ai lu l’article avec intérêt tu as parfaitement raison,mais malheureusement ce pays est pris en otage par un système très enraciné qu’il faut combattre à long terme. Vive la jeunesse consciente.

  6. Il y’a une évidence en ce début de XXI siècle je suis mieux chez-moi que chez les autres , quelqu’en soit le prix à payer !

    Comme beaucoup d’entre nous , je suis rentrée au pays de mon père pour y construire un avenir pour mes enfants ! Madame votre perpective est à court terme … projetez vous ds l’avenir et imaginez que notre sacrifice et l’inconfort qu’il provoque bénéficie aux générations suivantes – cela s’appelle le patriotisme ! Nous avons besoins de vs – nous avons besoins des filles et fils de cette grande nation qui s’appelle la Guinee ! Il y’a à mes yeux un idéal qui doit être plus fort que nous – il s’appelle la construction d’une nation !

    Ps: nos pères et mères ont construit la France et l’Europe ds des conditions abominables – pourquoi nous ne ferions pas de meme pour notre continent, notre pays ?

  7. Bien dit ma soeur. La Guinee est un autre pays. Il ya les pays africains mais i ya aussi la Guinee. Une fois que vous restez en Occident pr plus de cinq ans et vous revenez, gare a vous. Tant pis pr vos diplomes ou pr votre motivation a faire avancer les choses et elever le pays. On vous tegarde au coin de l’oeil, facon de vs dire attention ici il ny a pas de travail. Qd les impots st verses au tresor, la moitie est partaher par le staff du department, du ministre au planton, comme un butin de guerre. Alors pourquoi travailler? Idem pr ts le departments monisteriels. Un vrai casse-tete pr un disspouri avec ses projets de travail.

  8. Mme ou mademoiselle,je préfère très affectueusement dire ma fille, sans pousser la famillirite jusqu à vous tutoyer,je vous accuse d avoir voler mes mots, mes phrases et ma plume avec une telle lucidité qui exige respect devant votre personne. Je m’étale devant votre courage et la limpidité de vos phrases. Comme vous je suis entré en g Guinée depuis 3ans sans pouvoir répondre à l’ultime que mes enfants me posent: »papa tu fais quoi en Guinée ? » Malgré ma position privilégiée par rapport à beaucoup de compatriote je n arrive pas à répondre. J’évite toutes les questions de ma femme qui est d’une autre nationalité. Après 3ans mes compatriotes me traite toujours d’américain ou la réponse simple à mes interrogations: ici c’est la Guinée. Merci d’avoir parlé pour moi

  9. Je vous félicite pour cette analyse réaliste de la situation. Je suis souffre actuellement d’une situation similaire, mon cas frôle le harcèlement moral.

  10. Wow! Bravo et merci de partager cette pensée qui en réalité, n’est là qu’un soucis collectif auxquels font face plusieurs d’entres nous.
    Bonne chance dans ta suite des choses.

  11. Je vous félicite pour cette analyse réaliste de la situation. Je souffre actuellement d’une situation similaire, mon cas frôle le harcèlement moral. Que faire?

  12. Triste réalité ma soeur et figurez vous nous sommes au 21e siècle jusqu’à présent pas de volonté de privilégier les compétences.
    Vraiment dommage!

  13. Franchement ton article est très intéressant et me touche beaucoup.j’espère qu’il touchera le maximum de personnes de la Guinée et d’ailleurs afin que notre pays prenne une initiative de progrès.
    Encore merci pour cet article.

  14. C’est vraix que pouvoir se reintegrer c’est une mission complique voir presque impossible. je me suis vraiment adapter et mon entreprise (Evansofts) va de mieux en mieux. Mais quand tu regarde la vitesse a la quelle les entreprise NTIC vont dans les autres pays… Franchement je commence a penser aller vers l’afrique de l’est.

  15. Bonjour,

    Vous avez dressée un constat que chacun de nous vivant a l’étranger a dû un jour vivre du retour a conakry, c’est triste que nous fils et filles de notre cher pays ne puissent pas aujourd’hui apporter nos expériences pour aider au decolage de notre chère patrie.

    Bien à vous!

  16. Je crois que vous êtes défaitistes. J’ai lu cet article et je crois que c’est pas une raison. Quand il s’agit du marché de l’emploi partout les relations jouent et on à quelqu’un qui connaît toujours une autre personne. Il faut se battre et tu ne peux pas venir commencer automatiquement à un poste de responsabilité quand même.Il faut se créer des relations, entretenir ses contacts ou vous espérez que ceci viendra vous trouver dans votre petit confort. C’est pour cela on dit que les goûts et les choix ne se discutent pas. Moi je ne trouve pas cet article pertinent mais plutôt une fuite en avant. On doit tous commencé quelque part si on avait abandonné on ne serait pas où nous en sommes aujourd’hui. C’est pour cela l’entraide et le soutien réciproque doit être présent. Je ne suis pas du genre à abandonner et j’ai un objectif à atteindre et peu importe la route et les péripéties je vais y arriver. You need to have a positive mind and stop looking for excuses. Excuses don’t solve solutions.

    1. Bel article je suis entièrement d’accord avec toi et ça me fait mal de voir que la guinée perde toute chance car t’es pas la seule j’ai plein d’amis de partout qui ont le même sentiment… Mais c’est pas une raison pour autant de raccrocher… La Guinée n’ ira nul part sans sa diaspora… J’aimerais que plutôt que vous vous mobilisiez au sein d’un think tank pour dénoncer fort mais surtout proposer des solutions concrètes… Ex. Le senegal se propose de donner 15 siege a l’AN a sa diaspora  »that’s great » pourquoi pas nous…. Je t’encourage sister. Happy new year

  17. Alors on fait quoi du patriotisme, l’entrepreneuse ne vois t’elle pas le manque criard de ressource humaine, enfin, soyons sérieux sister Diallo tu doit revenir et apporter ton aide à ce pays. ( ) mon point de vue

  18. C’est marrant comme tu décris si bien la désillusion en Guinée et dans le reste des pays d’Afrique subsaharienne, surement au Maghreb aussi (avec ce que j’entends de mes collègues de là bas. Je pense que le pire de la désillusion c’est quand tes propres parents te disent « tu es malade, tu ne pourra rien changer, qu’est ce que tu crois? nous ici c’est comme ça point barre »
    La désillusion m’a aussi fait dire que le retour en Guinée ne sera pas pour maintenant, pour quand ? je ne le sais.
    J’ai discuter récemment avec un prof d’origine Tunisienne qui me décrivait la même chose quand il était jeune, et qu’il a eu à abandonner l’idée de rentrer en Tunisie. Il me disait qu’avec le temps il a trouvé un autre moyen de rentre à son pays ce qu’il voulait faire sur place. Cet prof est enseignant titulaire à la fac et prof chercheur et du coup il essaie au max que possible que les stage revienne à des jeunes de Tunisie, et comme ça il peut les former personnellement à la recherche mais aussi à son expérience personnel de la vie.
    La question qui me taraude depuis plusieurs semaines maintenant est « suis je condamné de faire pareil que ce prof ? »
    J’aimerai bien avoir ton avis dessus, en tout cas merci pour tes billets. tu gères grave 🙂

  19. Un article bien écrit par un enfant du pays. C’est une denrée rare…
    Je me permets de partager cette observation à laquelle j’adhère complètement. Une religion pleine de sagesse (l’Islam) nous dit qu’une communauté, ainsi que ses leaders, n’est que le reflet des individus qui la constitue. Dans le cas de notre chère Guinée, une société corrompue et décadente n’est donc que le reflet de la conscience et des actes collectifs de ses citoyens. Nous sommes donc tous responsables de la maladie qui ronge notre pays.
    Si notre posture est démissionnaire alors la réponse à votre dernière question est sans doute « JAMAIS ». Si par contre nous sommes prêts à sacrifier nos ambitions personnelles pour initier la révolution sociétale qui marquera notre rédemption, alors je vous dis qu’il y’a toujours un espoir.
    Ne baissons jamais les bras. Il suffit d’une étincelle pour allumer le foyer de cette révolution et vous êtes peut-être cette étincelle…

  20. Merci pour la justesse de ta plume. Ceci dit je t’encourage a garder espoir ou sinon de créer un collectif une fédération des diplômés guinéens de l’étranger afin d’impacter sur le terrain par des activités de journée carrières durant des journées ou même créer des entreprises qui vont propulser et booster les esprits. Je suis un ivoirien résident depuis 2012 en Guinée je peux vous affirmer que plus les années passent je constate un petit changement mais il faut a la Guinée des enfants qui brise la glace par la création d’entreprises et autres secteurs, activités rentable. Mais dire qu’il faut espérer de la vielle machine et esprit là en place et qui n’est pas prête de changer, c’est un combat qui n’est pas gagné. Je vous encourage a croire en la Guinée et en vos frères.

  21. Je vs admire autant je plains votre décision. Je suis ivoirien j’ai découvert et aimé en 2016 la Guinee (Un paradis avec peu d’ange) à travers Conakry malgré que je sois très critique. La Guinee est un champ à mettre en valeur, j’ai l’ambition d’en être un des paysans avec d’autres acteurs ayant la même vision. Avec l’aide de Dieu, dans le temps par le travail les fruits se verrons. Mais vous les mangerez à nos conditions soit vous ou vos enfants.
    Nous (ivoiriens, maliens, senegalais, et des guineens connus comme un jeune etudiant le matin agent de gardiennage le soir et cet autre acteur de la societe civile medecin et à ses temps libres conducteur de taxi…) ferons ce ‘dur’ boulot du changement auquel vous ‘rechignez’. Après vs pourrez retourner et vs appropriez ‘votre’ pays.
    Coran  »Dieu ne change pas l’état d’un peuple tant que celui-ci ne s’inscrit dans cette voie ».
    Le combat (le vrai est en Guinée) s’impose à nous tous,y faire face pour un meilleur futur!

  22. Ma soeur, bien resume, c’est le paradoxe guineen. Un peuple a la mentalite et aux comportements pas encourgeants et revoltants pour tous ceux assoifes de progres et de developpement rapides. Helas.

  23. Madame,merci pour votre récit qui très similaire à ce que j’ai vécu pendant deux de mes récents voyages en Guinée (2014-15) et juin 2016.
    Deux voyages différents en buts et similaires dans les faits.
    La corruption,dans le privé et également dans le publique,la jalousie des uns et la diaspora phobie des autres.
    Ils connaissent tout,mais en pratique c’est autre chose.
    Votre récit est tellement authentique qu’à mon retour du dernier voyage,j’ai été une compatriote de la faire un compte-rendu.
    Mon constat avait été suivi par celui du Pr. Lansana Kaba,mais lui était un peu plus Poéte et politique.
    Bravo Dieretou Diallo vous n’êtes pas seule!

  24. Merci d’avoir traduit mes idées et mes sentiments avec tant d’éloquence. C’est le problème de la majorité de la diaspora. Pour moi l’exil est une épreuve que je ne souhaite à personne. Même quand vous réussissez à construire une vie que vos compatriotes restés au pays vous envient. Tout le monde rêve de retourner dans son pays. Mais le prix à payer pour ça en Guinée est trop élevé. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui l’ont fait. J’ai essayé. Je n’ai pas réussi à me réintégrer. Il faut avoir l’âme d’un pionnier.

  25. Unfortunately, this is not just a problem in Guinea. Having worked in other places and with different populations, I’ve noticed that this is an issue in many places. The bigger question is how does one adapt and do they want to? For me, I realized after almost a year abroad that I am not ready to adapt. But eventually (when I do choose to move back to West Africa) I will have to because quite frankly, without wanting to sound like a pessimist, it’ll take a whole lot for mentalities to change.

  26. Bonjour Dieretou: Je partage pleinement ton point de vue. quand on à connu autre chose c’est inimagineable de rentrer travailler en guinée. y’a 15ans je rêvais rentrer en guinéee mais les entretiens passé sans le temps ne m’ont pas convaincu et depuis je fais mon bonhomme de chemin du BENIN à la cote d’ivoire sans même pensé a la guinée quelque soit le salaire proposé.

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